Miel et musculation : Bon ou mauvais pour progresser ?

L'avantage du miel pour la musculation

Tout bodybuilder digne de ce nom doit faire plus qu’attention à son régime alimentaire. Sans cela, les bourrelets auraient tôt fait de prendre la place des biscotos !

Un certain nombre d’éléments doivent être réunis pour progresser au mieux. Il y va du contenu des entraînements, de leur fréquence, du sommeil et des repos, des étirements, des échauffements… mais aussi – et surtout ! – de l’alimentation. En la matière, il est possible d’explorer les diètes les plus folles, comme dans notre article sur le Régime crudivore en musculation : tout savoir de A à Z.

Si, par exemple, il convient de ne guère abuser de certains pains, on pourra se sentir plus libre avec d’autres aliments.

Le miel en musculation a des vertus universellement reconnues. Il jouit d’une excellente réputation, mais la réalité est-elle à la hauteur de la légende populaire ? C’est que nous allons voir ensemble !

En parallèle, voici une vidéo explicative des meilleures solutions pour prendre du poids avec gras :

Les propriétés du miel pour la musculation

L’énergie donnée par le miel en muscu

L’avantage du miel en musculation, c’est qu’il présente un indice glycémique généralement compris entre 49 et 56, ce qui est nettement inférieur au sucre en poudre.

Ce taux est d’autant plus intéressant qu’il est trop bas pour faire… de l’hyperglycémie. Le miel en muscu n’oblige donc pas le corps à produire de l’insuline, et l’organisme ne passe pas en mode stockage du gras. C’est un cercle vertueux dans lequel il ne faudrait pas oublier nos papilles, qui se réjouissent elles aussi !

En outre, à quantité égale, le miel donne environ 20 % moins de calories que le sucre blanc.

La composition du miel fait intervenir de l’eau, des oligo-minéraux (calcium, fer, magnésium, manganèse, potassium…), des acides aminés (de la BCAA naturelle ?), des antioxydants (les polyphénols), des glucides 100 % naturels (fructose, glucose et maltose), des enzymes et diverses vitamines (B2, B3 et B5).

Une autre qualité du miel en musculation est la stimulation du cœur. S’il fait du bien à ce muscle vital, pourquoi n’en ferait-il pas aux autres ?

Pour conclure, les bodybuilders retiennent que le miel en muscu aide à améliorer leur endurance, à raffermir les tissus musculaires et à permettre une récupération accélérée.

La singularité du miel en musculation et dans tous les domaines de l’existence est telle que l’on a pu parler d’« apithérapie » ! Les curieux trouveront bien le temps de lire sur Rustica : L’abeille médecin : la santé par les produits de la ruche.

Outre la muscu, le miel est bon pour tout

Le bodybuilding est une activité physique par définition éprouvante. Il y a toujours un moment où l’on souffre, mais on prend plaisir dans le dépassement de la douleur passagère – ainsi que dans la satisfaction face au résultat qu’est une silhouette bellement sculptée.

Par conséquent, il est toujours bon de se faire plaisir par de belles associations, comme entre miel et musculation.

Les propriétés du miel pour la muscu se combinent avec une infinité d’autres qualités, accessoires mais pas désagréables du tout pour autant.

Chaque espèce de miel a ses qualités propres : l’aubépine pour bien dormir et soutenir le cœur ; le mille fleurs pour redonner le plein d’énergie ; le romarin pour accélérer la digestion du gras ; le sapin pour améliorer le transport du dioxygène dans le sang ; le tilleul pour se relaxer…

Grâce à son indice glycémique relativement peu important, sur le temps long, le miel a l’avantage de ne pas produire de diabète, de caillots de sang et autres désagréments cardiovasculaires.

Je vous invite à lire en parallèle : Comprendre et utiliser l’index glycémique en musculation

Énième coup de pouce : le miel est l’un des aliments que notre organisme digère le plus facilement. Personne n’en aura le ventre lourd !

Enfin, le miel, en musculation et ailleurs, est un remède naturel puisqu’il dispose de vertus antibiotiques : ses défensines renforcent le système immunitaire, tandis que ses inhibines ralentissent les bactéries dans leur reproduction.

Ses autres vertus sont nombreuses : baisse de la fièvre, stimulation de l’appétit, apaisement de la toux, lutte contre l’anémie, encouragement de la cicatrisation, action antiseptique, effets diurétiques, caractère relaxant, meilleure défense contre les allergies saisonnières…

En parallèle, voici également une vidéo explicative des meilleurs repas en prise de masse :

Quand prendre du miel en musculation ?

La base pour coupler muscu et miel

Tous les miels ne se valent pas : la qualité du produit compte, mais aussi sa composition.

Les miels arrivant surgelés de Chine ou d’ailleurs perdent une grande partie de leurs bienfaits – de même, d’ailleurs, que le miel chauffé. En bref, si vous avez un paysan apiculteur à côté de chez vous, qui fait les choses à l’ancienne, ce sera le must pour du miel tout à fait pur !

Le type de miel compte également : selon ce que butinent les insectes, le résultat diffère en goût… et en propriétés.

Les variétés sombres (de sarrasin ou de forêt, entre autres) comptent davantage d’antioxydants et de sels minéraux que les miels plus clairs – à l’instar du miel de lavande

L’indice de glycémie peut aller de 49 pour le tilleul à 88 pour le miel de forêt, en passant par 53 pour la plupart des variétés… Ces différences de contenu doivent guider votre choix, en fonction de votre métabolisme, de vos préférences et des nutriments qui vous manquent le plus.

Nul besoin de préciser que les taux de glycémie les plus faibles sont à privilégier : tilleul, acacia, bruyère et châtaignier. Astuce : chauffer un miel permet de diminuer sa concentration glycémique !

Le miel en musculation n’a d’intérêt que pris à un moment proche d’un entraînement. Avec sa grande teneur en fructose et en glucose, il représente un apport énergétique immédiat.

De fait, l’idéal est de consommer pour la musculation du miel avant une épreuve, ou bien pendant (ou juste après, si l’on souhaite éviter une hypoglycémie et de tomber dans les pommes…).

Autre avantage de prendre son miel après l’effort, pendant ce que l’on appelle la « fenêtre anabolique » (absence de stockage des nutriments reçus par le corps) : contribuer à une meilleure assimilation des protéines (et notamment de la whey, qu’il est conseillé d’ingérer dans ces moments).

Au sujet de l’instant opportun pour se nourrir lorsque l’on s’entraîne, on pourra lire l’article : Musculation à jeun : possible de progresser ou pas ?

Si vous aimez les abeilles, allez encore plus loin !

Comme muscu et miel forment un joli couple, il est plus que logique que la gelée royale ne fasse pas de mal aux sportifs…

C’est un genre de miel nutritivement amélioré (mais pas en saveur !) permettant aux « reines » de vivre plus longtemps que les abeilles lambda.

Les protéines et autres peptides y sont présents, de même qu’antibiotiques et oligo-éléments. La gelée royale est en règle générale considérée comme étant un excellent complément alimentaire et une source de longévité, mais il reste encore à faire une étude scientifique sur son utilisation en bodybuilding !

La propolis est quant à elle un anti-infectieux et peut servir de médicament, mais nous nous éloignons de notre sujet, puisque ce n’est pas elle qui va nous offrir un délicieux goûter !

Avec quoi associer le miel en muscu ?

Autres denrées qui conviennent, comme le miel, à la musculation

Si de nombreux aliments sont à éviter coûte que coûte, d’autres comptent parmi nos meilleurs amis. Nous avons pu le voir ici plusieurs fois – par exemple avec l’article : Huile d’olive et musculation : faites le plein d’omégas !

Parmi les aliments les plus appréciables et les plus appréciés par les amoureux de beaux muscles, il y a l’avoine, la noix de cajou, les œufs crus

Les compléments alimentaires « tout faits » ont aussi leur place dans un programme de bodybuilding. Il y a notamment la protéine de whey ! Le seul inconvénient, c’est sans doute (pour certains porte-monnaie) le prix. Mais il faut savoir ce que l’on veut !

Ce qui va bien avec le miel et la muscu

Très longtemps, le miel était la seule sorte de sucre disponible dans nos contrées. Dans l’Antiquité, les Grecs n’avaient rien d’autre pour sucrer leurs yaourts fameux… Mais, dans la catégorie des produits laitiers, il y a un autre dessert qui vaut le détour, comme le montre notre article : Le fromage blanc en musculation : votre meilleur ami.

Bien sûr, manger ne suffit pas pour faire du muscle. Ça ne fait qu’y contribuer et ne dispense pas d’efforts répétés et soutenus.

Il ne servirait à rien de manger du miel en musculation sans un programme d’entraînement sérieux ! L’alimentation doit s’intégrer à un ensemble bien pensé.

Surtout, il ne faut pas lésiner sur la qualité des repos consentis : lecture, techniques de relaxation et méditation vont de pair avec une nourriture saine et équilibrée. N’oubliez pas que les étirements font partie intégrante de la muscu, comme nous l’avons démontré dans : La souplesse et la musculation : s’entraîner sans se blesser.

Mais, vraiment, ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’il n’y a aucun inconvénient, aucun effet secondaire au miel en musculation si vous le choisissez comme il faut, avec un indice glycémique des plus bas !