La pomme de terre en musculation : Bon ou mauvais pour progresser ?

La musculation et la pomme de terre

Dans notre rétrospective des denrées propices à une meilleure progression musculaire, passons aujourd’hui au chapitre « pomme de terre et musculation ».

Histoire de ne pas être taxé de « patate », cela vaut le coup de faire l’effort de s’interroger sur ses habitudes alimentaires et de devenir incollable sur la nourriture idéale du parfait Musclor.

S’il est impensable de se dispenser de boire de l’eau, il serait également difficile de se priver des aliments les plus courants, parmi lesquels figure naturellement la pomme de terre en musculation.

Mais celle-ci donne-t-elle vraiment la banane ? C’est que nous allons voir.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la pomme de terre en musculation

La patate : qu’es aquo ?

Pendant des siècles, la pomme de terre en musculation ne pouvait être qu’un rêve lointain… Et pour cause ! C’était la chasse gardée des Incas, puisque ce légume-racine était introuvable en dehors de sa zone de culture : l’Amérique du Sud et, plus précisément, la cordillère des Andes.

Il faut attendre la fin du xvie siècle et le retour des conquistadors pour que l’« orange royale » soit présentée aux Européens, se diffusant sur le continent tout au long du xviie siècle.

Cependant, une superstition populaire rendait les Français rétifs à ce tubercule. Ils l’accusaient de donner la lèpre ! Ce n’est qu’avec Parmentier et la fin du siècle des Lumières que la patate est acceptée. Elle met fin, en raison de sa grande productivité et de ses maigres besoins, aux disettes.

L’autonomie alimentaire de l’Irlande a longtemps reposé sur les tubercules, tandis que les populations du Limousin, entre autres, leur doivent beaucoup dans la traversée d’années difficiles.

Nous ne sommes que les humbles héritiers de cette longue chaîne qui nous permet d’apprécier la valeur de la pomme de terre en musculation !

En parallèle, je vous invite à lire : Comment manger pour prendre du muscle en musculation ?

Voici également une vidéo explicative afin de savoir quel est le meilleur déjeuner à prendre lors d’une prise de masse :

Les propriétés de la pomme de terre en musculation

Si elle a sans doute plus d’une fois sauvé la vie de nos aïeux, la pomme de terre en musculation a des vertus nombreuses, dont même les profanes pourront profiter !

La pomme de terre en musculation est un apport important en vitamines. Il y a tout d’abord de la vitamine D, fondamentale pour la défense du corps et pour garder la forme (et le moral) en hiver, quand les jours sont plus courts. Certaines publicités de notre enfance nous enseignent encore qu’elle contribue à la fixation du calcium sur les os… La vitamine B6 permet quant à elle de lutter contre différentes maladies dégénératives. La célèbre vitamine C renforce le système immunitaire tout en ayant un rôle essentiel pour les dents, les ongles et les cellules.

Les sucres de la pomme de terre en musculation sont rapidement absorbés par l’organisme.

Le potassium, le magnésium et le fer ne sont pas en reste avec la pomme de terre en musculation. Ces minéraux sont fondamentaux pour un plein d’énergie, mais aussi pour les leucocytes, les globules rouges, l’activité rénale et la récupération musculaire.

C’est incontournable pour avoir vraiment la patate, comme vous pourrez le constater dans notre article : La récupération des muscles après un effort physique.

Les caroténoïdes ne vous diront probablement rien… Cette sonorité est d’ailleurs assez barbare ! Le bêta-carotène, qui fait partie de cette famille, vous sera sans doute moins inconnu. Eh bien, sachez que la pomme de terre en musculation en est une source : ces antioxydants préviennent les cancers et tout vieillissement précoce.

Enfin, pour avoir un moyen de comparaison, figurez-vous que 100 g de pommes de terre en musculation donnent quatre fois moins de calories (90) que 100 g de pâtes complètes (337).

Des recettes pour mêler pomme de terre et musculation

Comme la plupart de nos aliments de base, la pomme de terre en musculation admet une infinité de déclinaisons.

À la vapeur, en purée, en salade, au four, en gratin, en soupe, en ragoût, frites en quartiers ou classiques… Le choix est large !

Mais nous verrons bien vite que, pour le bodybuilder, l’horizon des possibles se restreint, histoire de ne pas louper son régime…

De fait, la patate pure et dure peut vite sembler un peu sèche… De là naît la tentation de l’apprêter à toutes les sauces et d’ajouter d’autres aliments autour. Si c’est de la verdure, ça va, mais autrement…

En bref, fuyez les frites dégoulinantes, le hachis parmentier suintant ou le gratin dauphinois frétillant, et dites oui aux haricots verts à l’huile d’olive ! À ce sujet, on pourra lire l’article : Huile d’olive et musculation : faites le plein d’omégas !

Selon les cas, on pourra aussi manger la pomme de terre en musculation avec des œufs au plat ou des lardons, ou bien du fromage.

Pourquoi associer pomme de terre et musculation ?

L’intérêt de la pomme de terre en musculation

Les bienfaits de l’association pomme de terre-musculation sont nombreux.

Bon, on connaît tous l’argument du « pas cher », mais je ne suis pas certain qu’il suffise à faire mouche, ou alors seulement chez les étudiants en rade…

Côté sèche, la pomme de terre en musculation a pour principale caractéristique d’agir à la manière d’un coupe-faim : ça bourre, mais sans être trop calorique. Ici, la patate est une espèce de botte secrète, un peu comme les fèves !

Il arrive pourtant de trouver des adeptes de muscu manger 500 g de patates par repas pendant leur prise de masse, bien que ce soit plutôt déconseillé à cause de leur faible apport calorique face une forte charge glycémique.

Mais nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, comme l’illustre notre article : L’importance du métabolisme lors d’une prise de masse.

Pour équilibrer son IG, les patates douces et les tubercules consommés par les Maoris d’Océanie sont ce qu’il y a de mieux.

Une fois son poids de forme atteint, la pomme de terre en musculation est à bannir le soir. Si l’on en consomme, ce doit être uniquement au déjeuner et pas plus de deux fois par semaine.

Voici une autre vidéo explicative afin d’avoir les meilleures astuces pour prendre du poids avec gras :

Les avis des bodybuilders sur la pomme de terre en musculation

Comme beaucoup de choses dépendent directement du métabolisme de chacun, il convient de s’interroger sur sa diète au cas par cas. Parfois, donner un peu de liberté à ses envies, s’il n’y a pas d’excès, peut être une bonne chose, ne serait-ce que pour sa santé morale et pour tenir en muscu sur la durée.

Se faire plaisir, c’est une nécessité pour ne pas en avoir gros sur la patate.

La communauté culturiste – vous le savez sans doute – aime échanger des conseils en ligne, que ce soit sur des forums, des tchats ou des blogs.

Attention ! Il faut avouer que la plupart des visiteurs cherchent à tout prix à trouver la réponse qu’ils souhaitent, inconsciemment du moins, obtenir ! On pose la question : « Puis-je manger ceci ou cela ? » Et on croise les doigts pour que tout le monde dise « oui » – en écartant au passage toutes les réactions négatives, quand bien même elles seraient majoritaires… Sinon, les spécialistes autoproclamés du jour se renvoient souvent la patate chaude !

Quoi qu’il en soit, concernant la pomme de terre en musculation, on y trouvera des exemples probants, comme celui d’individus restant secs toute l’année en faisant un repas du soir avec 500 g de patates et du saumon.

Pomme de terre et musculation : les limites du duo

Nous avons vu que la pomme de terre en musculation est parfaitement possible voire recommandée dans un certain nombre de cas.

Mais des qualités dans certaines circonstances deviennent des défauts dans d’autres. On le voit avec la pomme de terre en musculation, notamment lorsqu’il s’agit de surveiller sa charge glycémique pour ne jamais déborder de ses objectifs.

Une pomme de terre bouillie et pelée a un indice glycémique moyen d’environ 70, ce qui est élevé. Pour ceux que cela intéresserait, des statistiques du même genre sont disponibles sur le site officiel de la méthode Montignac.

Aussi, il n’est guère conseillé de déguster une purée toute faite telle quelle. En revanche, une bonne purée maison, concoctée avec amour (et avec un peu d’huile d’olive), associée à des légumes en raison de leurs fibres solubles, serait une excellente idée pour faire baisser l’IG. Le mieux, c’est d’avoir une proportion plus importante de légumes que de pommes de terre en musculation.

Si les pommes de terre en musculation ne sont pas votre tasse de thé et ne vous emballent que moyennement, vous pourrez trouver des aliments de substitution. Dans le cadre d’une sèche, d’un programme de stagnation ou d’une prise de masse, intéressez-vous également au riz sauvage, à l’orge, au quinoa…

Le plus important est de saisir les tenants et aboutissants d’une diète réussie, comme nous l’expliquons dans notre article : Les enjeux de la diététique pour une bonne prise de masse.