Bonne et mauvaise génétique en musculation

Bonne et mauvaise génétique en musculation

Vous avez certainement déjà entendu parler des personnes de génétique et vous en avez déjà peut être déjà parlé vous-même, néanmoins connaissez-vous réellement l’impact que la génétique peut avoir sur votre vie ainsi qu’en musculation ?

La génétique

Qu’est-ce que la génétique ?

La génétique représente l’étude de la transmission des caractères héréditaires, en d’autres termes, c’est la génétique qui va faire que vous allez avoir certaines maladies que vos parents ou ancêtres ont eu, que vous allez avoir les mêmes yeux que votre mère ou encore que vous allez perdre vos cheveux à partir d’un certain âge.

C’est l’acide désoxyribonucléique, plus connu sous l’acronyme d’ADN, qui est porteur de l’information génétique et c’est donc à travers lui que toutes vos caractéristiques se transmettent.

L’ADN

La molécule d’ADN est la carte de notre organisme, chaque information concernant le développement et le fonctionnement de notre corps y est inscrite. Cette « carte », également appelée code génétique, est composée de quatre éléments à savoir la cytosine, la guanine, l’adénine ainsi que la thymine.

Le potentiel génétique

Comment la génétique affecte vos muscles

Les gènes sont des molécules qui vont fournir les instructions pour la création de certains types de protéines qui, elles-mêmes, vont commander à nos cellules de faire que tel ou tel muscle se développera plus facilement, que les os seront gros ou que les yeux seront verts.

Les muscles sont donc directement liés à votre génétique, votre musculature naturelle est le résultat, en grande partie, des gènes que vous portez en vous et qui vous ont été transmis par vos parents. Votre patrimoine génétique ira même jusqu’à faciliter le développement de certains muscles, qu’il s’agisse des jambes, des biceps ou du dos, tout le monde à des muscles qui seront plus simple à développer que d’autres.

Là où la génétique affectera certainement le plus vos muscles sera dans la forme que ceux-ci auront. Le fait que votre biceps soit plus ou moins long, que votre torse soit plus ou moins renfoncé ou encore que vos abdos soient plus ou moins alignés. Chacune de ces caractéristiques sera dû à votre code génétique.

Calculez votre potentiel génétique

Dans une étude publiée en octobre 1995 et publié par le « Biological Psychiatry Laboratory » de l’hôpital McLean, des chercheurs ont calculés l’indice de masse maigre de 157 athlètes dont 74 pratiquants ne consommant pas de stéroïdes.

Cette étude a révélé que l’indice de ces athlètes, qui ne consommaient pas de stéroïdes, ne dépassait jamais 25 et, qu’a contrario, l’indice moyen des pratiquants consommant ces substances était de 25.4.

Pour calculer votre potentiel génétique musculaire maximal ainsi que votre indice de masse maigre actuel il vous faut dans un premier temps calculer votre masse maigre, pour cela vous devez multiplier votre poids par le pourcentage de gras que vous avez puis le soustraire de votre poids total.

Une fois cela calculé, multipliez 25 (l’indice de masse maigre maximal) par votre taille en mètre au carré pour connaitre votre potentiel de masse maigre maximal et, divisez votre masse maigre par votre taille en mètre au carré pour connaitre votre indice de masse maigre actuel. Vous pourrez ainsi savoir si vous êtes proche ou non de votre potentiel génétique musculaire maximal.

Voici un exemple pour vous aider à comprendre :

Calcul de la masse maigre :

Je pèse 80 kilos et j’ai 10% de gras soit 8 kilos (80 x 10 / 100), puis 80 – 8 = 72 (ma masse maigre).

Calcul du potentiel génétique musculaire maximal (l’indice maximal de masse maigre):

25 x 3.24 (ma taille 1.80 multiplié au carré (donc 1.80 * 1.80)) = 81 (L’indice maximal de masse maigre).

Calcul de l’indice musculaire actuel :

72 (ma masse maigre) / 3.24 (ma taille en mètre multiplié au carré) = 22.22 (mon indice musculaire actuel).

25 est donc l’indice qui doit être votre objectif à atteindre.

Les différents modèles

Comme vous l’aurez probablement compris en lisant la partie précédente, il existe une limite génétique au développement musculaire. Rassurez-vous elle n’est pas facile à atteindre, vous pouvez donc continuer à vous entrainer sans vous demander si vous l’avez dépassée.

Plusieurs modèles existent pour vous aider à quantifier cette limite, il y a le modèle McDonald, Aragon, Martin Berkhan, Casez Butt et bien d’autres. Tous cherchant à trouver une méthode pour évaluer le potentiel génétique musculaire.

Les morphotypes

La théorie des morphotypes

Les morphotypes, à savoir ectomorphe, endomorphe et mésomorphe, sont depuis longtemps utilisés pour qualité la génétique d’un individu. Qu’il s’agisse de structure osseuse ou musculaire, ces morphotypes classent les individus en 3 groupes, en fonction de celles-ci, afin d’expliquer pourquoi telle ou telle personne prend facilement du muscle, pourquoi telle ou telle personne prend facilement du gras et pourquoi telle ou telle personne va avoir des difficultés à se développer musculairement.

Cette théorie est controversée pour plusieurs raisons, la première étant qu’elle se base sur une observation et non sur des faits démontrés, la seconde qu’elle donne une excuse à certaines personnes pour ne pas faire d’efforts, justifiant que le manque de résultats est dû à leur patrimoine génétique.

La chose à retenir sur les morphotypes est qu’ils sont un bon indice pour mettre en place un programme de musculation mais ne sont en aucun cas une fatalité. De célèbres bodybuilders ont une morphologie dite ectomorphe et ont très bien réussi en musculation. D’ailleurs, si vous hésitez à propos de votre programme de musculation, n’hésitez pas à consulter l’article « Comment bien choisir son programme muscu ? ».

Prédisposé ou non à la musculation

Génétique musculaire VS temps

La formation des muscles, à l’origine, provient de votre génétique musculaire, même si celle-ci vous a défavorisé par rapport à ceci, ne vous arrêtez pas à cela. En effet une mauvaise génétique en musculation ne vous empêche en aucun cas de vous développer ou de vous affiner. Vous allez juste devoir cibler certains muscles ou groupes musculaires un peu plus que d’autres afin de compenser le retard que vous avez naturellement dû à votre code génétique.

Contrebalancer ses points faibles

Pour contrebalancer vos points faibles et ainsi atteindre vos objectifs, vous allez devoir adapter votre entrainement en fonction des lacunes génétiques auxquelles vous avez à faire. A force d’entrainement vous réparerez cette injustice, provenant de votre code génétique et harmoniserez votre corps de manière naturelle. N’essayez pas de prendre certains produits miracles, vous y laisseriez de l’argent et du temps en vain alors que vous pourriez obtenir les résultats escomptés avec un peu de temps et un minimum d’efforts. Vous pouvez d’ailleurs lire l’article : “La musculation sans whey protéines

Métabolisme et génétique en musculation

Les fibres musculaires

Le rôle de la génétique en musculation et plus particulièrement au niveau des fibres musculaires est sans appel, s’il est possible de développer le volume de celles-ci à travers différents types d’entrainements (l’endurance pour les fibres lentes et les entrainements en puissance, voir « Comment gagner en force pendant votre entraînement », pour développer les fibres rapides), il n’est absolument pas possible de modifier la répartition de celle-ci au sein d’un muscle, peu importe l’entrainement.

Le muscle étant toujours composé de fibres blanches (fibres rapides) et rouges (les fibres lentes) la génétique jouera le rôle de médiateur entre la répartition de celles-ci et ne pourra pas être influencée. La nourriture, l’entrainement, le mode de vie ne changeront en rien leur répartition.

Les cellules satellites

Lorsque vous faite un entrainement de musculation qui a pour but de vous aider à vous développer musculairement (une prise de masse), vous provoquez, à l’aide d’un effort intense, un stress musculaire qui va réveiller les cellules satellites. Vous pouvez lire en parallèle : “Les enjeux de la diététique pour une bonne prise de masse

Ces cellules vont, pour faire simple, entrainer la réparation du muscle ainsi que sa reconstruction avec en plus, si votre entrainement et alimentation sont corrects, un léger gain sur le volume. A force de vous entrainer, vous augmenterez le nombre de cellules satellites en périphérie de vos myocytes, ce qui encouragera le processus de régénération de ces cellules et donc votre développement musculaire.

Ceci n’est évidemment pas éternel, ce processus va, au fur et à mesure du temps, être de plus en plus long, ce qui va entrainer un développement musculaire plus long également. C’est pourquoi un débutant ayant commencé récemment une prise de masse se développera beaucoup plus vite, si l’entrainement, l’alimentation et le sommeil sont corrects, qu’une personne pratiquant la musculation depuis des années.

La génétique, juste un détail en musculation

Après avoir lu cet article vous aurez certainement compris que le rôle de la génétique, bien que très intéressant, n’est pas décisif pour le développement musculaire. La génétique, qu’elle soit en votre faveur ou non, ne fera que soit vous donner un petit coup de pouce, soit vous ralentir légèrement dans votre entrainement. La chose primordiale pour le développement de votre musculature sera, comme dans bien des domaines, votre motivation. Peu importe ce que la génétique vous a apporté, vous pourrez devenir bodybuilder professionnel si vous donnez le maximum de vous-même et si vous respectez les règles de base de la musculation, à savoir : manger, dormir, soulever.